Revue de Presse

Fabuleux Cassard
Cette année, le festival de Bagatelle (16 juin - 14 juillet) a choisi de mettre en parallèle les œuvres de deux des plus grands compositeurs polonais : Chopin, bien sûr, et Karol Szymanowski. Pour faire plus ample connaissance avec un musicien peu joué en France, le festival a eu l'excellente idée de proposer deux conférences : une avec Didier Van Moere, auteur du livre de référence en français sur le compositeur, et une traitant spécifiquement des Mazurkas avec Philippe Cassard, pédagogue hors pair...
Thomas Herreng,
Piano Magazine, septembre - octobre 2009

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Philippe Cassard : fou de piano
Grand interprète de Schubert, Debussy et Schumann, producteur à France Musiques, le pianiste français évoque ses passions éclectiques, son besoin de s’épanouir dans le temps

«Je me fiche du temps qui passe. Il faut qu’il ait prise sur les choses…» Philippe Cassard parle de vin. On rêve de visiter sa cave où dorment des grands crus, certains qu’il garde dix à vingt ans pour les faire mûrir. «Retourner l’étiquette, caresser la bouteille, laisser le vin décanter»: l’homme est un sensuel. Le pianiste français a reçu 90 bouteilles de grands châteaux bordelais, lors de son premier récital aux Grandes Heures de Saint-Emilion. Il y a trois ans, on lui offre un Château Beauséjour-Bécot 1962. «Je l’ai ouvert le jour de mon anniversaire. Nous étions dans un océan de velours et de pétales de fleurs. J’avais l’impression d’entendre Ricordanza («Je me souviens») de Franz Liszt.»
Julian Sykes
Magazine “Le Temps“ - Juillet 2009 - Genève
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Retrouvez une interview de Philippe Cassard
donnée en 2004 sur

www.pianobleu.com

Here is very impressive piano playing. A recital that merit’s the highest praise. His mellifluous tone and subtle phrasing are such a pleasure to hear. Kinderszenen is distinguished by its simplicity, its tenderness and unexaggerated rubato, nowhere more apparent than in the final « Der Dichter spricht ». A disc of fine Schumann playing.
Jeremy Nicholas,
The Gramophone, Editor’s Choice, janvier 2005

Philippe Cassard nous charme par une ambiance douce et intime, un jeu fluide à la sonorité délicate. (Cette) approche feutrée et allante appliquée à la Grande Humoresque produit une version intéressante, assez unique dans la discographie. En effet, Philippe Cassard, en évitant de trop s’appesantir sur les différents épisodes, change notre perception de l’œuvre, et met davantage en relief la structure d’ensemble. Il privilégie des ambiances plus souterraines, chante de façon intime mais touchante, suscite parfois des impressions de vertige.
Philippe van den Bosch, Classica-Répertoire, décembre 2004


Un disque fascinant, qui a sa place dans toute discothèque.
Une interprétation toute en poésie.
François Hudry, France-Musiques, 8 février 2005


Cassard possède une élégance naturelle, il parle d’évidence, avec un goût sûr. Le plaisir qu’il prend à jouer Schumann est immédiatement communicatif. La sensibilité du pianiste lui permet d’habiter les Scènes d’Enfants sans avoir à surjouer. Par son jeu tendre et subtil, Cassard montre que rien de ce qui est intérieur ne lui est étranger.
Jérôme Bastianelli, Diapason, décembre 2004


Philippe Cassard réunit dans son jeu la passion et la délicatesse, l’élan et la retenue. Cette justesse dans l’expression (un romantisme tempéré par le goût et l’élégance) est aussi évidente dans les Scènes d’Enfants et les Fantasiestücke que dans la Grande Humoresque. Ajoutons à cela une fraicheur et l’apparence de la spontanéité –l’apparence, parce qu’elle est le fruit d’une profonde réflexion. Voilà un disque à retenir.
Jean Roy, Le Monde de la Musique, janvier 2005


The world-class level of his performances is unmistakable from the very first moments. His interpretations have a level of artistry that speaks for itself. An instant impression is made by the sound he conjures from the instrument -mellow, full rounded, with firepower of the kind that doesn't bruise the ear, a range of soft shadings to match.
Malcolm Hayes, Classic FM Magazine, noté "Best Buy" avril 2005

His responses to the music's shifts of mood -the energetic flights of fancy, the self-communicating, ardent
songfulness-sound as natural as if he were a resurrected confidante of the composer's. His pacing, the natural fluidity
of his rubato, the depth of affection he communicates and the persuasive ardency of his argument, not to mention the
amber-like richness of his tone, bring to mind the music-making of an older generation of pianists.
Michael Dervan, The Irish Times, 1st February 2005

This is Schumann playing of the highest order, and his immaculate touch, magical sonorities and sheer poetic vision make for one of the finest piano recitals on CD in a long time. Gorgeous recording !
Ian Fox, Sunday Tribune, Dublin


On aime ce son ample, chantant, doucement feutré, cette façon d’entrer avec discrétion, presque hésitation, dans le premier mouvement de la dernière sonate de Schubert. Cassard, grand accompagnateur de lieder, va son chemin, investissant chaque phrase, chaque ponctuation, sans insister, sans indifférence non plus.
Une interprétation magnifique, tout entière chantée dans la profondeur d’un piano splendidement sombre.
Alain Lompech, Diapason

A quarante ans, Philippe Cassard nous montre qu’il a atteint une belle maturité artistique. Sa sonorité lisse et dorée dessine un Schubert amical.
Avec un grand naturel et une merveilleuse économie de moyens, il explore les voies souterraines du génie schubertien en allant droit à l’essentiel.
Très inspiré, Philippe Cassard possède ici un sens de la narration qui ne quitte jamais les zones chaleureuses de la confidence et du monologue intérieur.
Le cantabile est ferme et mœlleux, et la tendresse qui émane de ce piano nous serre le cœur.
Olivier Bellamy, Le Monde de la Musique

Les Schubert de Philippe Cassard sont d’une noblesse remarquable.
Dans l’inépuisable DV960, le pianiste renouvelle cette quadrature du cercle, donnant tout le poids de l’oeuvre sans l’alourdir jamais, et sans lui dénier son caractère allant et volontariste, d’une vie qui déborde.
L’agogique effroyable du premier mouvement est contrôlée de main de maître, grâce à une conduite de la sonorité exemplaire ( d’un bout à l’autre, pas une chute de tension, pas une note qui semble sonner au hasard ).
Un grand artiste nous oblige à tendre l’oreille.
Jean-Jacques Groleau, Classica



Le piano épique de Philippe Cassard, tantôt d’une force ivre, tantôt d’une tendresse poignante, se fait chevalier errant. Et l’égal des plus grands.
Gilles Macassar, Télérama

Comme Kempff, Cassard prend son temps mais, quand l’autre ralentit son pas de promeneur solitaire, le Français n’hésite pas à s’arrêter, à s’interroger. Le résultat est une histoire racontée à un auditeur tenu en haleine, impatient de connaître le dénouement. Cette sorte de miracle, celui d’une “re-création en temps réel”, si rare de nos jours, se prolonge dans l’Andante sostenuto, idéal de tendresse et de tristesse résignée : les sonorités chaudes et profondes de Cassard rendent à merveille ce sentiment d’éternité propre à l’univers schubertien. En musicien raffiné, le pianiste sait jouer la carte de la simplicité tout en n’oubliant ni la grâce ni le panache.Une merveille !
Magazine Crescendo, Belgique


Cassard is a master of Schubertian language. His sound is mellow without being self-regarding, his tempi are spacious but never comatose, and his phrasing is unfailingly subtle. Hats off for his sensitive voicing, liquid phrasing and judicious overall pacing, he makes all these things seem far easier to achieve than they actually are.
David Fanning, magazine Grammophone


Cassard gives everything an aura of being turned over in reflection before uterance.
It’s a demanding approach with which the French pianist succeeds admirably.
He also probes the ineffable depths of the slow movement with a calm luminosity.
Michael Dervan,
The Irish Time, Dublin


His rythmic impetus also underpinned Ravel’s Valses nobles et sentimentales in a performance swirling with heady aroma and delicious irony.
Of Chopin, Cassard played three mazurkas, encapsulating their individual moods with a sure and refined touch. In the Polonaise-Fantaisie, he spun a fine lyrical line, using delicacy and filigree flourishes as a means to a musical end, but he was not afraid to bring muscle and explosive spontaneity to bear either.
Geoffrey Norris.
The Daily Telegraph, London

Cassard’s view of Chopin was aristocratic in its refinement, yet muscular and brimming with tension. The Schubert’s Sonata in B flat D960 became a musical drama, as the character of each movement was judged for its relation to its neighbours, contrasts within movements were pointed up vigorously, and the many corners were turned as if each was opening up a new discovery.
A treat !
Martin Adams, The Irish Time, Dublin